samedi 21 février 2015

Team ECOPHY

L'équipe ECOPHY (programme 137) entre R2 et R3, sur le mont Caroline. Bon vent et bon courage à Aymeric et Sebastian, probablement malades sur l'Astrolabe à l'heure qu'il est! ;) 


Photos: Alain Mathieu

jeudi 19 février 2015

Anniversaire

Mon anniversaire en Terre Adélie: une belle journée bien remplie, une joyeuse tablée, un très beau/bon gâteau (entremet chocolat blanc & mangue), des co-hivernants au top sur le dance-floor jusqu'au petit matin. 
Merci à tous ceux qui sont loin pour les messages qui m'ont fait très plaisir!
[Photos Claire Cerede]




Décoration des petits frères de mon gâteau d'anniversaire par Fabrice, notre cuisinier.


Yann, notre pâtissier-boulanger


vendredi 6 février 2015

La cabane Marret

C’est en 1952, dans la « cabane » Marret, qu’a lieu le premier hivernage sur l’île des Pétrels (île où je me trouve actuellement). Construite en janvier de cette même année dans le but d’accueillir 4 personnes dont 3 scientifiques pour étudier la colonie de manchots empereurs, c’est finalement 7 hommes qui y vivront toute l’année. La base principale de Port-Martin ayant pris feu dans la nuit du 23 au 24 janvier 1952, 3 autres personnes se joignent à eux. Mario Marret, chef de l’expédition, a raconté leur hivernage dans le livre « 7 hommes chez les pingouins » dont voici un court extrait: 

« Nous avons l’impression de nous trouver dans un zoo dépourvu d’enceinte, dans une sorte de parc immaculé où pétrels, pingouins, damiers, skuas, phoques s’ébattent, pêchent, nidifient, s’accouplent, volètent, jacassent, pullulent en toute liberté. Ce continent glaciaire, où nous avons tant de mal à survivre, où les gestes élémentaires exigent de nous tant d’efforts, où nous succomberions comme des éphémères sans le secours constant de toutes nos ressources techniques, cette terre ingrate est bien à eux, à ces bêtes étranges ou gracieuses qui paraissent avoir été créées à sa mesure ».

La base Marret en mars 1952 (Photo: Georges Lépineux)

Aujourd’hui, 63 ans plus tard, la cabane Marret est toujours là. Classée Monument historique, elle a maintes fois été rénovée suite aux dégâts causés par la rudesse du climat et par le temps. Il n’y a ni chauffage, ni électricité, mais il est possible d’y passer des soirées ou d'y dormir à condition d’avoir un bon sac de couchage grand froid et de faire ça plutôt l'été.. 

La cabane Marret en décembre 2014 (Photo: Stéphane Oros)


A l’intérieur, une galerie de portraits des 7 hivernants, réalisés à l’époque par le médecin-chirurgien chargé d’études en biologie, Jean Rivolier. Les portraits sont accompagnés d’un mot de Rivolier :

« Dans cette cabane, prévue pour trois, vécurent sept hommes, un an durant et s’endurant. Sept hommes chez les Manchots, plus Alfred le Manchot, poussin chéri de Prévost. Sept c’était beaucoup, mais Alfred en plus c’était trop ! Aussi d’aucuns (quatre en tout) fuirent ce lieu déplaisant pour se lancer dans un raid vers l’Ouest (le lointain Ouest, « frontière » de la Terre Adélie), préférant les effroyables dangers de l’aventure à l’odeur de la pâtée d’Alfred. Visiteurs qui entrez ici, saluez la mémoire de ces 7 courageux prisonniers (et d’Alfred) ! »

Ceux qui partent...

Le 26 janvier, DDU a vu sa population réduire considérablement. L’Astrolabe, enfin sur le départ, a embarqué une quarantaine de personnes à son bord, dont la plupart des hivernants de la TA64. Des « adieux » émouvants, d’autant plus qu’il y avait ces deux là dans le lot...

Dernière virée banquise avec Pierre & Tim.

... Et ceux qui restent.

L’aventure qui s’achève pour certains ne fait que commencer pour d’autres. Pour la mission 65 tout reste à faire, à vivre et à découvrir.

La mission TA 65


mercredi 7 janvier 2015

Biomar

BIOMAR est le laboratoire de biologie marine, le bâtiment où je passe le plus clair de mon temps quand je ne suis pas sur le terrain. Nous sommes une petite dizaine à y travailler pendant la campagne d'été, mais dès le mois de mars et pendant tout l'hiver, nous ne serons plus que deux avec Benjamine.
Biomar ce sont les bureaux des différents programmes de recherche, un labo, une salle stérile, une salle humide, un petit coin cuisine pour les pauses thé & café, la réserve de matériel et une magnifique galerie de photos des précédents biomariens dans le couloir..

Les biologistes de la campagne d'été 2014-15 entre R1 & R2

Photo de passation: En haut les hivernants sortants Pierre (109) & Aymeric (137) et devant, la relève: Benjamine et moi.

Les manchots Adélie

Les manchots Adélie (Pygoscelis adeliae), tout comme de nombreux oiseaux marins coloniaux, présentent une forte fidélité à leur site de naissance (philopatrie natale) ainsi qu’à leur site de reproduction. Ce sont généralement les mâles qui arrivent les premiers, quelques jours avant les femelles, l’occasion pour eux de collecter les cailloux qui constitueront le nid (ni branchage, ni feuilles disponibles ici..). Cette année, le premier manchot Adélie est arrivé le 15 octobre sur l’archipel de Pointe Géologie. Suite à la formation des couples, aux parades et aux accouplements, le premier œuf a été observé sous la poche incubatrice d’un manchot Adélie le 14 novembre (le manchot Adélie pond généralement 2 œufs). Environ 30 jours plus tard, les premiers poussins faisaient leur apparition... Certains poussins sont maintenant bien dodus et ne vont pas tarder à former des crèches quand d’autres sont encore minuscules. Pour le moment la saison s’annonce donc meilleure que celle de l’an passé pour laquelle l’échec avait été de 100% (lire l'article)!

[La suite de la saison de reproduction des Adélies au prochain épisode ;) ]

Couple de manchots Adélie (Photo: Timothée Poupart)

L'un des premiers oeufs pondus sur l'île des Pétrels


Nourrissage des poussins par le parent revenu de son voyage en mer

samedi 1 novembre 2014

1er novembre: L'arrivée en Terre Adélie!

Il nous aura fallu en tout 11 jours pour atteindre la base française de Dumont d’Urville (DDU) en Terre Adélie (TA, 66°40’S, 140°01’E)! Partis de Paris Charles de Gaulle le 19 octobre 2014, nous sommes arrivés à Christchurch (Nouvelle-Zélande) le 21 octobre, après une escale de 20h à Singapour. Les conditions météorologiques n’étant pas favorables sur Mario Zucchelli (MZS, 74°24’S, 164°04’E, Baie de Terra Nova), la station italienne qui constituait la dernière étape avant DDU, nous avons dû patienter une semaine à Christchurch. Après avoir profité de ce long transit pour visiter cette ville endommagée par le tremblement de terre de février 2012 ainsi que ses alentours, nous nous sommes finalement envolés pour MZS à bord d’un C130. Les conditions météorologiques étant cette fois mauvaises aux abords de DDU, nous avons été accueillis chez les italiens pendant 4 jours. Nous avons eu la chance de rendre visite aux premiers hivernants coréens, la nouvelle station coréenne Jang Bogo se situant à 20km de MZS. Le 1er novembre, après 5h de vol au dessus du continent blanc à bord d’un Basslar, puis de quelques minutes en hélicoptère, nous atteignons enfin la station française et ses hivernants…

Visite de la station coréenne Jang Bogo



Avec l'un des 1ers hivernants de la station coréenne